CIGen
Collectif Informatique pour la Généalogie
Collectivité - Solidité - Souveraineté

Formation, relevés, entraide, méthodologie : les activités des associations de généalogie sont multiples.

Elles mettent en avant, à juste titre, leurs banques d'information, la qualité de leurs relevés, leur réseau d’entraide, la collaboration entre passionnés.

Cependant les sites de recommandations pointent les failles et les limites de leur informatique (voir par ex. retrouver-ses-ancetres.com).

Collectivité
Le CIGen est une association, chaque association-adhérente :
  • paie une cotisation proportionnelle à ses moyens, pour couvrir un budget estimé à 35.000 €/an en tout
  • contribue au fonctionnement (en aidant les autres, en prêtant ou donnant des ressources infor­matiques, matérielles ou documentaires)
  • bénéficie en retour de toutes les ressources disponibles.
Solidité
Chaque association adhérente décide de l’avenir à travers sa voix à l’A.G.
En mutualisant nos outils et nos res­sources, nous pourrons collectivement décider de leur avenir et ainsi fiabiliser et pérenniser les solutions les plus utiles à tous. L’entraide permettra d’éviter qu’une association financièrement fragile se re­trouve sans solution.

Les outils sont souvent vieillissants, fragiles ou peu maintenus. Certaines associations sont ainsi coincées sur des environnements informatiques dépassés et des outils incompatibles avec les contraintes du moment.

D’autres dépendent d’un vieux matériel dont la panne fera chanceler tout le traitement des nouveaux relevés.

D’autres encore souffrent d’insécurité : leurs relevés sont facilement pillés et se retrouvent sur tel ou tel site qui en tire profit.

D’autres, enfin, dépendent d’un informa­ticien unique, lui-même vieillissant et/ou désireux de passer la main, le seul qui connaît tout le système et ses programmes écrits dans des langages quasiment oubliés.

Pourtant, à côté de toutes ces fragilités, nos associations sont riches, riches de relevés, riches de connaissances, riches de documents, riches de supports de formation, riches d’adhérents avec des compétences pointues.

Le CIGen a été fondé par une équipe qui ne se résigne pas à voir toutes ces richesses fondées sur le bénévolat être accaparées pour des objectifs marchands.

Souveraineté
Quand vous achetez une licence (comme Excel ou Zoom), vous n’avez rien à dire sur son évolution. Ce programme peut disparaître ou évoluer d’une façon qui ne vous convient pas, l’entreprise peut multiplier le prix par 10, vous n’y pourrez rien.

Au CIGen, vous n’êtes pas un client anonyme, vous êtes l’une des parties prenantes : vous participez à toutes les décisions.
Avec le CIGen
vous ne payez pas pour être un consommateur
vous adhérez pour être maître de votre informatique

Vous n'êtes pas convaincu(e) ? Nous vous comprenons : les enjeux sont importants, la pression est forte, les montants sont conséquents. Nous présentons ci-dessous plus en détail notre vision de la situation et les solutions que nous proposons.

CONSTAT : les informaticiens bénévoles, une espèce en voie de raréfaction

⚠️ Rares informaticiens bénévoles

La ressource quasi-gratuite des informa­ticiens-bénévoles s’amenuise : les informa­ticiens sont moins nombreux dans nos associations.

On peut le regretter, mais on peut aussi le comprendre : les personnes qui ont bâti l'informatique généalogique étaient des précurseurs passionnés, souvent amateurs, et cette activité leur permettait de combiner deux passions : la généalogie et l'informatique. Les espoirs étaient nombreux, ils voyaient un immense réseau mondial de partage de connaissances et d'informations.

La technologie a radicalement changé

La technologie s'est ensuite complexifiée, diversifiée, professionnalisée. Il faut maintenant maîtriser bien plus qu'un peu de HTML et de PHP ou de PERL. Il faut connaître les règles de conception évolutive et flexible pour assurer la solidité et la pérennité ; il faut avoir quelques notions de référencement pour ne pas disparaître dans l'anonymat du Web ; il faut être familier des frameworks pour être productif ; il faut savoir sécuriser les accès et les données pour éviter les piratages ; il faut suivre les évolutions technologiques (l'arrêt de PHP 5) ou légales (le RGPD) ; il faut coller aux besoins (l'arrivée des smartphones a signé l'arrêt de mort de nombre de sites !).

Au final, il faut des informaticiens professionnels ou suffisament disponibles et motivés pour passer des heures à se former.

Mais les informaticiens de métier qui adhérent dans nos associations viennent faire de la généalogie, et rares sont ceux qui souhaitent faire chez nous du développement ou de la maintenance « comme au travail ».

Les associations se trouvent dès lors confrontées à une triple difficulté : il y a plus de travail, il y a moins de bénévoles, et les tarifs des pros sont explosifs.

CONSTAT : les coûts liés à l'informatique sont lourds, parfois très lourds

⚠️ Coûts alourdis

C'est souvent avec un certain effarement que nos associations voient les coûts de leur informatique exploser. Ce n'est pas qu'une rumeur ou une crainte, c'est une réalité : nous avons collecté des données précises sur ce sujet.

Deux associations du Centre-Ouest nous ont confié avoir cherché de l'aide auprès de professionnels pour les aider à s'orienter. Elles ont cherché des consultants jouant le rôle de Directeur des Systèmes d'Information (DSI). Ces personnes analysent (et suivent) la situation et proposent des orientations : elles ne réalisent pas le travail concret, elles contribuent à le définir.
La première de ces associations a accepté un devis pour 120 € TTC/mois correspondant à UNE HEURE de travail ;
L'autre a reçu un devis de 1.200 € TTC/jour de travail avec un objectif de 10 jours/an, soit 12.000 € par an et n'a pas donné suite à ce jour.

Une association a fait réaliser un audit technique de l'environnement qu'elle utilise, et en particulier de l'outil de mise en ligne de ses relevés. Cet audit a mis en évidence de nombreux problèmes (plusieurs dizaines de problèmes de sécurité majeurs, plusieurs centaines de vulnérabilités, des milliers de points à questionner) et conduit à la préconisation de la refonte totale de cet outil. L'entreprise a réalisé un devis : 60.000 € pour le rédeveloppement d'un site de présentation de relevés MINIMAL.

Les coûts augmentent

La Société Généalogique du Bas-Berry, qui s'est retrouvée coincée fin 2024 sur la diffusion de ses relevés par un changement de politique chez Geneanet, a payé un prestataire pour basculer ses relevés sur ExpoActes (cf. la Revue Française de Généalogie), une solution gratuite qui a pourtant induit des coûts.

Ces exemples ne font que s'inscrire dans un mouvement général. Softwareseni estime que le prix des abonnements aux logiciels croît quatre fois plus vite que l’inflation, ce qui sous-entend que les prix ne vont pas cesser d'augmenter. Ceci est d'ailleurs confirmé par un devis que nous avons pu consulter, et qui donne un tarif moyen de 600 € PAR JOUR pour un informaticien, conforme au tarif moyen de la profession calculé par malt.fr.

Sans compter qu'il est illusoire d'imaginer payer une fois et basta : tout programme informatique doit être maintenu, car les pirates trouvent de nouvelles brèches, les langages évoluent, les besoins changent, des librairies (des programmes utilisés par vos sites) apparaissent et disparaissent. Les coûts de support et de maintenance s’accumuleront et s’amplifieront au fil des années.

CONSTAT : malgré les coûts élevés, les succès restent mitigés ?!

⚠️ Succès mitigés

L'informaticien coûte cher. Si encore la qualité de la réalisation était au rendez-vous...

Mais nous avons tous entendu parler de telle association qui a accepté un devis de 3.000 € voire 15.000 € et qui n'a jamais rien obtenu qui marchait vraiment.

Risques d'échec

On se souvient aussi du débat de 2021, rapporté par la RFG, entre Jean-François Pellan (président du Cercle généalogique du Finistère) et Valérie Arnold-Gautier (présidente de la Fédération Française de Généalogie) autour de la (réelle ou supposée) dilapidation d'argent pour des projets informatiques sans utilité.

Ne nous leurrons pas : c'est l'informatisation elle-même qui est complexe et parfois risquée. Le 'Pulse of the profession® 2025' du Project Management Institute indique qu'en 2025, environ un projet sur cinq échoue à satisfaire les objectifs (ce chiffre est cohérent avec les 15-30% mentionnés par les autres études), que 27% connaissent des dépassements de budget et que 37% connaissent des retards ; d'autres études indiquent qu'en plus de cela, 50% des projets ne donnent pas satisfaction (Boston Consulting Group, 2020 ; Chaos Report du Standish Group) et qu'environ 2000 MILLIARDS de dollars sont dépensés en vain chaque année sur des projets qui n'aboutissent pas complètement voire pas du tout (Consortium for Information & Software Quality, 2020).

Mais le plus important pour nos associations, ce ne sont pas ces chiffres impressionnants. Ce sont les causes d'échecs, lesquelles font consensus (Standish Group, Project Management Institute, McKinsey, Gartner...) tant dans leur nature que dans l'ordre de leurs impacts et concernent directement les structures associatives :

  1. Besoins mal définis (flous, ambigus...)
  2. Manque d’implication des utilisateurs
  3. Faible soutien de la direction, gouvernance peu claire
  4. Sous-estimation de la complexité

Il n'est donc pas étonnant que des associations échouent elles aussi à mener leurs projets à bien, puisqu'elles cumulent les facteurs de risque : elles sont par définition pilotées par des bénévoles qui sont rarement par des spécialistes du domaine (pb n°1 et 4) et dont la disponibilité peut fluctuer (pb n°3) ; les utilisateurs sont des généalogistes peu impliqués dans le déroulement d'une informatisation (pb n°2).

Pourtant, face à ces écueils, nous ne sommes pas démunis.

SOLUTION : Mutualiser les compétences

👍 Mutualiser les compétences

Notre idée fondamentale est simple : si, au lieu de réinventer la roue dans chaque association, voire de repayer pour les mêmes travaux encore et encore, les bénévoles (informaticiens, généalogiste, orga­nisationnels...) se réunissent pour maîtriser une palette d’outils, alors toutes les associations pourront en profiter, qu'elles aient ou non un informaticien à disposition, qu'elles sachent ou pas gérer un projet informatique.

Il s’agit de référencer des outils quand ils existent déjà (ex : HelloAsso, BasiCompta) en clarifiant leurs coûts, avantages et limites, ou d’en créer lorsqu’aucune solution satisfaisante n’existe.

PeriGen sur genIndex

Un exemple ? Le CIGen cherche à devenir distributeur de genIndex® ; cet outil est développé depuis une dizaine d'année par un informaticien professionnel (ingénieur, chercheur et prof de fac en informatique !), formateur en gestion de projet informatique, spécialiste de la modélisation de l'information et de l'interaction Humain-Machine, généalogiste lui-même. genIndex®, sous le nom de GenEric, est utilisé au Centre Généalogique du Dauphiné depuis 2018.
Le CIGen négocie une licence lui permettant de faire évoluer cet outil, de réunir un groupe d'informaticiens autour de la maintenance (dont le créateur) pour encore mieux répondre aux besoins et le conserver fonctionnel aussi longtemps que possible, sans dépendre d'aucune entreprise ni d'un informaticien isolé.

La mutualisation des compétences, c'est ça : des personnes ressources qui travaillent pour le Collectif, lequel met ensuite les outils à disposition de ses adhérents.

SOLUTION : Mutualiser les efforts

👍 Mutualiser les efforts

Nous avons vu que le risque d'échec est grand quand chaque association travaille de son côté. La première marche de la solution est la mutualisation des compétences, principalement en informatique.

A plusieurs, plus vite, plus loin

En reprenant le même exemple que celui de la section précédente, genIndex® représente plusieurs années de travail. Au cours des dernières années, son auteur estime avoir consacré l'équivalent de 2.300 jours de travail, qu'il s'agisse de conception, de développement, de déploiement ou de tests. Ceci représente 6 ans de travail à temps plein. C'est une quantité quasiment impossible à réunir dans chaque association (l'auteur lui-même dit qu'il y a consacré autant d'énergie uniquement parce qu'il se serait sans cela ennuyé pendant plusieurs années où il était coincé sans activité). C'est aussi hors de portée des finances d'une association : à 600 € par jour de travail (le tarif moyen, voir ci-dessus), cela représenterait un coût de 1.400.000 €. Modérons tout de même : ce calcul surestime probablement le prix qu'il faudrait payer pour faire faire l'équivalent par une entreprise, où la diversité des informaticiens apporterait des compétences plus difficiles à obtenir chez un auteur unique et des tarifs plus doux grâce à des juniors moins onéreux ; mais même en divisant le prix par 3 ou 4 voire 5 (soit au minimum 300.000 €), on reste sur des montants très importants.

C'est l'inatteignabilité de ces volumes, horaires ou monétaires, qui nous fait penser, au CIGen, qu'il faut mutualiser les efforts que nous consacrons à ces logiciels : réaliser UNE FOIS 6 ans de travail pour toutes les associations, c'est compréhensible, mais il serait délirant de vouloir le faire pour chaque association.

Mais cette idée de mutualisation pourra aussi être élargie à plusieurs aspects, comme par exemple :

SOLUTION : Mutualiser les coûts

👍 Mutualiser les coûts

Une fois les risques et les pertes d'énergie modérés par la mutualisation des compétences et des efforts, il reste la soutenabilité des coûts.

Les deux mutualisations déjà citées font mécaniquement diminuer les coûts pour chacun : s'appuyer sur des informaticiens du réseau, qui connaissent les besoins, fait diminuer les risques d'échec (et fait donc des économies). Référencer et développer des produits standards permet d'en négocier les tarifs et d'en maîtriser les coûts.

Le CIGen n’a bien sûr pas de baguette magique pour effacer la totalité des coûts : même en interne, il nous faudra payer de l’hébergement, du matériel, des abonnements, des licences.

A plusieurs, c'est moins cher

Nous avons estimé qu’un budget de 35.000 €/an suffirait à couvrir ces charges. Bien sûr, comme le CIGen est une association à but non lucratif, ce budget sera révisé en fonction des résultats.

Imaginez : 35.000 €/an quel que soit le nombre d'associations, là où les coûts actuels les plus bas que nous avons identifiés sont de 1500 €/an pour CHAQUE association. Avec le CIGen, 200 associations pourraient se répartir le coût que 23 d'entre elles auraient payé autrement : 10 fois moins !

En effet, si 10 associations adhèrent au CIGen, cela signifie qu’elles auraient à payer en moyenne 3.500 €/an. Mais si 30 associations adhèrent, ce coût tombe à 1.150 €. Et si on rêve d'arriver à 200 associations, ce coût devient dérisoire, à 175 €/an chacune !!!

Pour équilibrer les cotisations entre associations, nous appliquons une cotisation proportionnelle au nombre d’adhérents qui sera, pour démarrer, de 2 €/an/adhérent. Ce montant baissera dès que le nombre d’associations adhé­rentes le permettra.